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Dans le contexte des objectifs de neutralité carbone d’ici 2050 de l’OMI (Organisation maritime internationale), l’IFPEN (Institut français du pétrole et des énergies nouvelles) a publié une étude pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre des principaux carburants marins alternatifs pour le compte de CMA CGM. Il s’agit d’une analyse du cycle de vie de ces alternatives, l’e-méthanol, le bio-méthanol, l’e-ammoniac et l’ammoniac bleu. Celle-ci examine donc l’impact des sources d’électricité, des distances de transport, des cadres réglementaires et de leurs potentiels changements ainsi que les évolutions possibles des technologies sur le potentiel de décarbonation. Pour comparer les carburants, l’IFPEN a modélisé le trajet d’un porte-conteneur CMA GCM de 23 000 TEU (unités équivalentes à 20 pieds) entre Busan et Rotterdam.
L’étude conclue que l’e-méthanol et l’e-ammoniac permettent une réduction d’environ 90 % des émissions selon les normes européennes, mais d’environ 80 % en incluant les infrastructures. Or, selon l’IFPEN, le choix des carburants doit intégrer les émissions sur l’ensemble du cycle de vie et leur faisabilité à grande échelle. Logiquement, les zones de production et donc les distances mais aussi le mix énergétique influencent les émissions. L’IFPEN ne juge pas actuellement l’ammoniac bleu comme viable pour la décarbonation car il nécessite des conditions optimisées spécifiques en 2050 pour être considéré comme une solution de transition. Le bio-méthanol de son côté permet une réduction importante des émissions mais uniquement s’il est produit grâce à la biomasse et dépend donc de la disponibilité des matières organiques nécessaires en quantité suffisante à proximité des zones de production.
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