Actualités
Les ventes de cigarettes chez les buralistes de l’Hexagone sont en recul pour la 9e année consécutive. En 2024, elles ont chuté de 12 % en volume, à 1,3 milliard de paquets, selon les derniers chiffres de la Direction générale des douanes et droits indirects. Le marché a ainsi perdu un tiers de ses volumes de ventes depuis 2018, année où il se vendait plus de 2 milliards de paquets. Ce repli résulte principalement des politiques publiques de lutte contre le tabagisme et des hausses successives des prix du tabac intervenues au cours des dernières années. Le prix moyen du paquet de cigarettes vendu par les buralistes français est ainsi passé de 6,80 € en 2017 à 12,10 € en 2024, soit une hausse de 78 % en 7 ans. Cela porte, par exemple, à 368 € la dépense mensuelle d’un fumeur qui consomme un paquet chaque jour. Cette hausse des prix ne permet plus le maintien du marché du tabac en valeur qui se contracte un peu plus chaque année. Cette baisse des achats chez les buralistes a, par ailleurs, des conséquences sur les recettes fiscales liées à la consommation de tabac. Elles se sont élevées à 12,7 Md€ en 2024, en baisse de 12 % par rapport au pic de 2020 lié au retour des fumeurs chez les buralistes pour leurs achats de cigarettes pendant la crise sanitaire.
Le nombre de Français qui fument ne diminue pas pour autant, le pays comptant toujours 12 millions de fumeurs. La hausse des prix des cigarettes les détourne néanmoins de plus en plus des bureaux de tabac, les achats en dehors du réseau des buralistes représentant environ 40 % des cigarettes consommées en France selon une étude de la Seita. Cela concerne à la fois les produits de contrebande et les achats transfrontaliers, notamment en Italie, en Espagne, en Andorre ou au Luxembourg où les prix des cigarettes sont deux fois moins élevés.