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Créé en 2018, l’index de l’égalité professionnelle permet d’identifier les différences de traitement qui existent, encore, entre les femmes et les hommes dans les entreprises. Noté sur 100 points, et composé de 4 ou 5 indicateurs (selon la taille de l’entreprise), il mesure les écarts de rémunération, d’augmentation, de promotion, de traitement lors des retours de congé maternité, mais aussi le ratio de femmes dans les plus hautes rémunérations de l’entreprise. Obligatoire pour les PME de plus de 50 salariés depuis 2020, il doit être rendu public, chaque année le 1er mars.
Plus de 88 sur 100
Selon la compilation réalisée par le ministère du Travail, les entreprises françaises, toutes tailles confondues, ont décroché une note moyenne de 88,5/100 en 2025. Un chiffre en hausse de 0,5 point sur un an et de 4 points depuis 2020.
Dans le détail, les entreprises employant plus de 1 000 salariés affichent de meilleurs résultats (90,7/100) que les ETI (88,8/100) et que les PME employant de 50 à 250 salariés (88,2/100). Une avance qui s’explique par des différences de moyens, mais aussi par le fait que les grands groupes ont été légalement contraints de mesurer les inégalités 2 ans avant les PME. Des PME qui, si elles maintiennent leur vitesse de progression (+4,8 points en 5 ans), pourraient rapidement rattraper les grands groupes (+3,5 points en 5 ans).
L’étude met également en lumière le fait que 69 entreprises, dont 61 PME, présentent une note inférieure à 75 points (le minimum autorisé) depuis 2020. A contrario, 2 % des entreprises, toutes tailles confondues, ont décroché la note de 100/100.
Crédit photo : SrdjanPavlovic@