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Nouvelle année dans le rouge pour les acteurs des fenêtres. Selon les estimations du cabinet TBC Innovations, les ventes ont chuté de 9 % en valeur par rapport à 2023. Avec un peu plus de 9 millions d’unités écoulées, le marché passe sous la barre des 10 millions de fenêtres vendues. À titre de comparaison, en 2022, 11 millions d’unités avaient trouvé preneur.
La crise profonde qui frappe la construction neuve en France a lourdement pénalisé l’activité des entreprises de menuiserie. En 2024, seulement 263 100 logements ont été mis en chantier, soit un recul de 11 % par rapport à 2023 et de 33 % par rapport à l’avant-crise sanitaire. Conséquence directe : les ventes de fenêtres destinées aux logements neufs ont chuté de 18 % en volume. Le segment du collectif recule de 18 %, tandis que celui de la maison individuelle accuse une baisse encore plus marquée, à -25 %.
Quelques segments en résistance
Le segment de la rénovation, qui soutenait jusqu’ici le marché français des fenêtres, n’a pas échappé au ralentissement. Les ménages, prudents face aux incertitudes économiques et politiques, ont freiné leurs projets, d’autant que les évolutions du dispositif MaPrimeRénov’ ont semé le doute.
Certains secteurs parviennent toutefois à résister. La rénovation dans le logement social a tiré son épingle du jeu, portée par les engagements des bailleurs. Le non résidentiel affiche également une dynamique plus favorable, stimulée par les obligations du dispositif Éco Énergie Tertiaire, le programme EduRénov’ pour les établissements scolaires ou encore le plan de modernisation des hôpitaux.
2025 : des perspectives toujours moroses
Les prévisions pour 2025 laissent peu de place à l’optimisme. Selon une enquête menée auprès des professionnels du secteur, 61 % anticipent une nouvelle baisse de leur activité sur le marché du neuf. Seuls 27 % prévoient une stabilité, tandis qu’à peine 12 % misent sur une progression. En rénovation, les professionnels se montrent un peu plus confiants. Près d’un quart des entreprises interrogées (23 %) envisagent une hausse de leur activité sur ce segment en 2025. En revanche, 48 % tablent sur une année stable et 30 % redoutent une nouvelle baisse.
Crédit photo : Ivantsov