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Réalisé par Georges pour le groupe Arthur Hunt, un sondage est venu recueillir le ressenti d’un échantillon représentatif de plus 1 500 cadres, dont 1 000 âgés de 35 à 50 ans. Des quadras, au travail depuis les années 2000, qui ont traversé « une succession ininterrompue de crises de mutation » et qui sont aujourd’hui au cœur du fonctionnement des entreprises.
Dans l’angle mort des RH
Interrogés lors de l’enquête, les DRH confirment que ces cadres quadras ne sont pas au centre de leur politique de management. La priorité est donnée aux 25-35 ans qu’il faut attirer et fidéliser et au plus de 50 ans dont le besoin de formation est toujours plus important.
Un entre-deux inconfortable qui, lorsqu’on les interroge sur les sentiments qui correspondent le mieux au moment de vie qu’ils traversent, les incite, à 42 %, à répondre qu’ils éprouvent un sentiment de « questionnement », contre 38 % pour l’ensemble des cadres. Un taux qui grimpe à 45 % chez les femmes quadras. Le sentiment « d’équilibre », cité par 37 % de l’ensemble des cadres, n’est, en revanche, choisi que par 35 % des quadras et 34 % des femmes quadras.
Quant au rôle de manageur de proximité, que 68 % d’entre eux exercent, ils le vivent comme une responsabilité (67 %, contre 68 % pour l’ensemble des cadres), mais aussi comme une pression supplémentaire (31 %, 32 % pour les femmes quadras et 27 % pour l’ensemble des cadres), voire comme une contrainte (23 %, 24 % pour les femmes quadras et 21 % pour l’ensemble des cadres).
Enfin, s’ils ne se sentent pas plus fatigués que les autres cadres, les quadras sont plus stressés (+2 points et +7 points pour les femmes quadras), plus inquiets (+1 point, +4 points pour les femmes quadras), mais manifestent davantage de plaisir que les autres à assumer leur rôle de cadre (+1 point et +2 points pour les femmes quadras).
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