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La consommation intérieure, moteur traditionnel de l’économie française, est en train de caler. Une récente note de l’Insee fait ainsi apparaître des achats de biens en baisse de 1 % au mois de mars, contre -0,2 % en février. Sur l’ensemble du 1er trimestre 2025, le repli atteint 0,6 % portant la consommation de biens à « son plus bas niveau depuis novembre 2014, hors période Covid-19 », rappellent les auteurs de l’étude.
Baisse de la consommation des biens durables…
Dans les grandes familles de produits, c’est celle des biens fabriqués (43 % de la consommation totale de biens des ménages), avec un recul de 1,1 %, qui accuse la plus forte baisse de consommation au cours du 1er trimestre 2025. Un repli particulièrement marqué dans les biens durables (-2,2 %) et plus précisément dans les matériels de transport (-4,4 %) qui souffrent du fort ralentissement du marché du neuf dans le secteur automobile. Un ralentissement que l’Insee attribue au durcissement récent du malus automobile et à la baisse du bonus mise en œuvre fin 2024. Les équipements du logement sont les seuls biens durables à ne pas reculer (+0,1 % au 1er trimestre 2025).
L’habillement, autre secteur important des biens fabriqués, enregistre, à son tour, un repli (-0,8 %) au 1er trimestre. Un repli qui s’explique par une très forte baisse de la consommation textile (-1,8 %) enregistrée au mois de mars.
... de l’alimentaire et de l’énergie
La consommation des produits alimentaires (37 % de la consommation de biens) marque une baisse de 3,2 % au mois de mars et de 0,8 % sur le 1er trimestre de l’année. Ce recul « provient notamment de la forte baisse des achats de tabac (-7,2 % après +1,1 % au 4e trimestre 2024), dans un contexte de hausse des prix », précise l’Insee. Hors tabac, la baisse de la consommation alimentaire n’est que de 0,2 % sur le trimestre.
Enfin, si on note une hausse de 0,9 % de la consommation de l’énergie (une famille de produits qui représente 20 % de la consommation totale de biens) sur le 1er trimestre de l’année, l’Insee souligne le fort décrochage enregistré en mars (-1,8 %). Un repli qui provient d’une nette baisse de la consommation des produits raffinés comme le carburant (-2,2 % en mars), mais aussi du gaz et de l’électricité (-1,6 % en mars).
Crédit photo : Alexandr Spatari