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Légalisation de l’aide active à mourir : les médecins majoritairement favorables
Légalisation de l’aide active à mourir : les médecins majoritairement favorables
28/05/2025 - 16:46
Légalisation de l’aide active à mourir : les médecins majoritairement favorables
Une nouvelle enquête de l’Ifop met en lumière la position des médecins concernant le projet de loi de fin de vie. Décryptage des chiffres clés.

Alors qu’à l’Assemblée nationale les débats sur la légalisation de l’aide active à mourir vont bon train, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) s’empare du sujet. Il y a quelques jours, elle publiait conjointement avec l’Institut français d’opinion publique les résultats d’un sondage administré auprès de médecins généralistes et spécialistes exerçant en ville et à l’hôpital.

Plus des trois quarts des praticiens (77 %) déclarent avoir déjà été confrontés à des demandes ou des questions de patients sur les possibilités d’une aide à mourir, que ce soit en France ou à l’étranger. Face à cette réalité, 74 % des médecins interrogés se disent favorables à une légalisation de l’aide active à mourir. Un avis qui varie toutefois légèrement selon les profils. En effet, 79 % des femmes médecins sont favorables contre 70 % des hommes. Les généralistes se montrent plus ouverts (80 %) que les spécialistes (70 %), et les praticiens libéraux (81 %) davantage que ceux exerçant à l’hôpital (69 %). Si la majorité des médecins est prête à accompagner les patients dans leurs démarches (73 %), ils sont un peu moins nombreux à envisager une participation active à l’acte lui-même. Ainsi, un peu plus de la moitié des répondants (58 %) accepteraient de pratiquer une aide active à mourir si elle était demandée de manière claire et réitérée par un patient en fin de vie.

L’étude montre également que l’euthanasie – l’administration d’un produit létal par un tiers – recueille davantage de soutien (68 %) que le suicide assisté, qui implique une auto-administration par le patient (60 %). Une distinction qui révèle des sensibilités différentes sur la responsabilité médicale et le geste final.

Ces chiffres traduisent, selon l’Ifop, une position « majoritairement favorable mais nuancée » au sein de la profession. Des résultats qui devraient alimenter les discussions à venir et l’examen parlementaire de la proposition de loi sur l’aide à mourir, dont le vote final est prévu le 27 mai.

© Les Echos Publishing 2025
Crédit photo : EvgeniyShkolenko
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