Actualités
Alors qu’elle tablait sur une croissance de 1,5 % du PIB de l’UE pour 2025, à l’automne dernier, la Commission européenne ne mise plus que sur une hausse de 1,1 %. Une baisse notable que les experts de Bruxelles justifient par « l’impact de l’augmentation des tarifs douaniers et l’incertitude accrue causée par les récents changements brusques de la politique commerciale américaine ». Pour 2026, le repli est du même niveau, les prévisions passant de +1,8 % à +1,5 %.
Corolaire de ce ralentissement de croissance, la « désinflation devrait s’accélérer plus rapidement que prévu » ramenant la hausse des prix à 2,3 % en 2025 contre les 2,4 % attendus lors des prévisions d’automne.
Quant au chômage, il devrait rester stable à 5,9 % de la population active en Europe en 2025, puis baisser de 0,2 point en 2026.
Et la France ?
Si le gouvernement table toujours sur une croissance française de 0,7 % en 2025, la Commission européenne, moins optimiste, n’espère pas plus de 0,6 % pour cette année. Un chiffre en repli de 0,2 point comparé aux prévisions d’automne 2024. Une baisse de prévision notable mais moins forte que celle subie par certains de nos voisins comme l’Allemagne (-0,7 point) ou l’Italie (-0,3 point), beaucoup plus exposés au ralentissement des exportations européennes redouté cette année.
Côté inflation française, l’UE l’estime désormais à 0,9 % pour 2025, contre 1,9 % en automne dernier. Un recul essentiellement porté par la baisse des prix de l’électricité et plus largement des matières premières.
Le taux de chômage attendu à 7,5 % lors des prévisions d’automne n’est plus, non plus, d’actualité pour l’UE qui estime qu’il « devrait augmenter à 7,9 % en 2025 et ne baisser que marginalement en 2026 ».
Crédit photo : ThomasVogel