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La récente conférence sur les transports, organisée par François Bayrou, a ravivé le débat autour du financement des infrastructures, notamment ferroviaires. Parmi les pistes évoquées, bien que rapidement dans le cadre d’un atelier, celle d’une taxe provisoire sur les billets de train a particulièrement retenu l’attention et a suscité l’inquiétude, par exemple de la Fédération nationale des usagers des transports. Si elle était fixée à 1 € par billet, cette taxe générerait 800 M€ de recettes par an, soit la moitié des investissements nécessaires.
Mais l’instauration d’une taxe sur les billets de train pourrait avoir des conséquences néfastes. En augmentant le coût du transport ferroviaire, elle risque de dissuader les usagers, notamment les plus modestes, de privilégier ce mode de déplacement. Un report modal qui serait contreproductif alors que l’objectif doit être de réduire les émissions, mais aussi la congestion des routes.
Les partisans de cette taxe la justifient toutefois en pointant du doigt le fait que les trains régionaux et les Intercités sont fortement subventionnés et que leurs passagers participent actuellement peu aux coûts réels de ces trajets. L’exclusion des TGV de la taxe, déjà jugés très onéreux et dont le modèle de financement est différent, a été évoquée, par exemple, par le sénateur socialiste Olivier Jacquin.
Cette taxe n’est bien sûr pas la seule piste envisagée. La possibilité d’utiliser les recettes d’une éventuelle écotaxe sur les poids lourds, des recettes des quotas carbone ou encore de la taxe sur les billets d’avion ont également été évoquées.
Crédit photo : TkKurikawa