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D’abord mis en œuvre sur l’acier et l’aluminium, puis généralisés à 20 %, ramenés à 10 % jusqu’en juillet prochain avec la menace de les faire passer à 50 % en cas de riposte européenne, les droits de douane américains fluctuent en fonction de l’humeur de Donald Trump. Une instabilité savamment entretenue qui ne fait pas les affaires des entreprises françaises exportatrices, les grandes, les PME mais aussi celles de taille intermédiaire, les fameuses ETI.
Modérément inquiètes…
27,5 % des 1 200 dirigeants d’ETI interrogés dans le cadre du 16e baromètre Palatine-Meti du financement des ETI affirment être directement touchés par les nouvelles mesures douanières décidées par les États-Unis. 62,5 % estiment ne pas l’être et 10 %, pas encore. Aux prises avec le bras de fer qui semble s’engager entre les États-Unis et l’UE, 17,4 % de ces dirigeants redoutent, en outre, d’être impactés par les mesures de rétorsion prises ou susceptibles d’être prises par l’Union européenne.
… pour le moment
Si aujourd’hui, peu d’ETI semblent concernées par les premières mesures adoptées, 65 % projettent un repli de leur chiffre d’affaires si ces barrières douanières venaient à se multiplier, mais surtout à s’installer dans la durée. Pour autant, seules 7,4 % d’entre elles envisageraient, en réaction, de renforcer leur capacité de production aux États-Unis, 66,7 % l’excluant catégoriquement.
Enfin, à la question : « Quelle conséquence de la multiplication des barrières douanières redoutez-vous le plus pour votre activité ? », 23 % des dirigeants d’ETI répondent : une réduction de leur marge, et 16 % des difficultés d’approvisionnement et le renchérissement du coût des biens intermédiaires. 10 % craignent, également, une perte de leurs parts de marché aux États-Unis et 6 % l’inondation du marché européen par les exportations chinoises devenues impossibles à écouler aux États-Unis.