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Après deux exercices 2021 et 2022 de contraction des ventes et de pertes cumulées de 755 M€, le marché français de l’alimentation bio, hors restauration, a réussi à se stabiliser en 2023 grâce à la hausse des prix. En 2024, les ventes repartent à la hausse, s’inscrivant en légère progression de 0,8 % par rapport à l’année précédente, à 12,2 Md€ selon les derniers chiffres de l’Agence Bio. Les produits issus de l’agriculture biologique représentent ainsi, à fin 2024, 5,7 % des dépenses alimentaires des Français, une proportion quasi stable (+0,1 point) par rapport à l’année précédente. Les dynamiques sont néanmoins fortement contrastées selon les rayons. Avec une croissance de 7 % entre 2023 et 2024, les boissons alcoolisées sont la catégorie la plus dynamique, suivie de près par les fruits et légumes, en hausse de 6 %. La boulangerie, l’épicerie et la crémerie résistent bien avec une évolution des ventes comprises entre -1 % et 2 %. La catégorie mer-traiteur-surgelés est à la peine (-7 %), tout comme la viande (-6 %) et les boissons non alcoolisées (-5 %).
La vente directe tire son épingle du jeu
Côté distribution, les performances sont, là aussi, disparates selon les circuits. Avec une part de marché de 29 %, les 2 700 magasins spécialisés présents en France (enseignes Naturalia, La Vie Claire, Biocoop…) enregistrent une progression de leur chiffre d’affaires de 6,5 % et les artisans et les petits commerçants (boulangeries, primeurs…) voient leurs ventes progresser de 7 %. La vente directe tire particulièrement son épingle du jeu avec un chiffre d’affaires en progression de plus de 7 % sur l’exercice, après la hausse de 9 % en 2023. Fort de près de 28 000 points de vente (marchés, fermes…), ce format représente désormais 14 % des ventes totales de produits alimentaires issus de l’agriculture biologique. Seule la grande distribution est à la peine, avec des achats en recul en grande distribution alimentaire généraliste pour la 4e année consécutive, à -5 % en 2024. La part de marché des grandes et moyennes surfaces alimentaires passe ainsi sous la barre des 50 % pour la première fois depuis 2017 et représente 48 % du marché bio à fin 2024. «
Crédit photo : ROSSandHELEN photoqraphers