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En 2023, ralentie par 7 % d’inflation, la consommation des ménages en volume n’avait augmenté que de 0,6 %, contre +3,2 % en 2022 et +5,2 % en 2021. Le fort ralentissement de la hausse des prix enregistré en 2024 (+2,2 %) aurait donc pu s’accompagner d’un solide redémarrage de la consommation, mais cela n’a pas été le cas, comme le souligne la récente étude de l’Insee.
Une modeste hausse de 1 %
La dépense de consommation pour 2024 n’a, au final, pas dépassé les 1 % en volume. Un résultat modeste qui contribue, tout de même, à hauteur de 0,5 point à la croissance du PIB français (+1,2 %), ce qui rappelle l’importance de la consommation intérieure dans la dynamique économique nationale.
Dans le détail, les dépenses sont restées stables dans le secteur alimentaire (+0,1 % après -3,1 % en 2023), même si de fortes variations sont apparues entre les produits. On note ainsi une baisse soutenue de la consommation de produits de la mer (-3,4 % après -8,4 % en 2023), des viandes (-1,4 % après -3,6 %), mais aussi des légumes (-0,8 % après -4,8 %). A contrario, les dépenses associées aux produits à base de céréales (qui pèsent à eux seuls 18 % de la consommation alimentaire) se sont inscrites en hausse de 2,8 % (après +0,2 % en 2023). Sans elles, la consommation globale des produits alimentaires aurait baissé en 2024.
Rebond des dépenses d’énergie
Autre poste important des dépenses des Français, l’énergie (eau, gaz, électricité…) a vu sa consommation s’élever de 1,2 % en 2024, contre +0,7 % en 2023. Une hausse qui intervient « malgré des prix qui continuent d’augmenter fortement (+11,5 % après +13,3 % en 2022 et +15,3 % en 2023). Le retour à des températures plus basses que les deux dernières années explique en partie cette augmentation », précise l’Insee.
On note également une hausse de 3,3 % des dépenses de loisirs, portée principalement par les achats de services récréatifs (+12,8 %). Ceux portant sur les livres, la presse et la papeterie (-3,4 %) continuant leur recul depuis 2007.
En retrait depuis la crise sanitaire
Si les dépenses de consommation des ménages enregistrées en 2024 ont été supérieures de 3,5 % à celles de 2019, elles sont restées en deçà de ce qu’elles auraient dû être si la crise sanitaire n’avait pas eu lieu. Par rapport à la tendance 2015-2019, elles s’affichent ainsi en recul de 2,9 %. Un retard causé par l’épidémie de Covid-19 qui frappe, principalement, les dépenses de transport (-12,8 %), les achats de meubles (-10,7 %) et les dépenses d’habillement (-5,6 %).
À l’inverse, les dépenses de santé (+8,2 %), d’énergie (+5,6 %) et d’information-communication (+5,6 %) ont surperformé la dynamique 2015-2019.
Crédit photo : photo by drazen zigic