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Entre janvier et avril 2025, pas moins de 40,5 Md€ bruts sont venus s’ajouter à la dette publique, nous apprend l’Insee dans une récente étude. Désormais, elle atteint la somme vertigineuse de 3 345,8 Md€, soit 114 % du produit intérieur brut (PIB) de la France. Un ratio inférieur au triste record du 1er trimestre 2021 (117,8 %), mais bien supérieur aux 60 % d’endettement enregistrés 25 ans plus tôt. Et une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, l’Insee précise que « comme au trimestre précédent, l’augmentation de la dette publique s’accompagne d’une baisse de la trésorerie des administrations publiques (-11,4 Md€) et, dans une moindre mesure, des autres actifs, si bien que la dette nette augmente un peu plus que la dette brute » pour atteindre 52,6 Md€.
Hausse de la dette d’État et des administrations sociales
Au 1er trimestre 2025, la contribution de l’État à la dette publique est estimée à 36,7 Md€. À lui seul, il doit porter une dette totale de 2 723,7 Md€. Les administrations en charge de la Sécurité sociale constatent également une hausse de leur dette au cours de ces 3 premiers mois de l’année (+3,3 Md€), pour un total cumulé brut de 290 Md€. De leur côté, les collectivités publiques locales et les organismes d’administration centrale parviennent peu ou prou à contenir leurs dépenses et à stabiliser leur dette cumulée à, respectivement, +0,6 Md€ et -0,1 Md€.
Pas loin du bonnet d’âne
Sans surprise, la France fait partie des pays européens dont la dette (en ratio) est la plus élevée. À la fin de l’année 2024 (dernières statistiques disponibles), elle se plaçait à l’antépénultième place du classement UE, juste devant l’Italie (135,3 %) et la Grèce (153,6 %), toujours bonne dernière. L’Allemagne, bien qu’en perte de vitesse économique, n’affichait, de son côté, qu’un niveau de dette de 62,5 %. L’Estonie (23,6 %), la Bulgarie (24,1 %) et le Luxembourg (26,3 %) occupaient les 3 premières places du podium.
Crédit photo : pixinoo