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Si les chiffres touristiques de l’été qui s’achève ne sont pas encore connus, ceux de 2024 ont déjà été largement diffusés. Et, à en croire le ministère du Tourisme, ils sont bons, voire très bons. Jugez plutôt : plus de 100 millions de touristes étrangers (+2 % sur un an) ont passé au moins une journée et une nuit dans notre pays l’an dernier. Un record auquel les Jeux olympiques et paralympiques, les 80 ans du Débarquement en Normandie et la réouverture de Notre-Dame de Paris, ont largement contribué et qui conforte la France dans son statut de première destination touristique mondiale.
Première place…
Mais voilà, si au classement des pays ayant accueilli le plus de touristes étrangers la France reste première, côté retombées économiques, elle laisse la place à l’Espagne. Avec « seulement » 94 millions de visiteurs étrangers, notre voisin du sud est parvenu à engranger 126 Md€ de recettes en 2024, contre 71 Md€ pour la France. Un décalage, pour ne pas dire un décrochage, qui a conduit Dominique Marcel, le président d’Alliance France Tourisme, à rappeler, lors d’une interview donnée à
… ou quatrième ?
Pour le World Economic Forum, les pays les plus touristiques de la planète sont les États-Unis, suivis par l’Espagne et le Japon. La France décroche une très honorable quatrième place dans ce classement où le nombre de visiteurs accueillis n’est qu’un critère parmi la vingtaine retenue. Car outre les volumes de touristes et de recettes, qui permettent à notre pays de briller, cet index s’appuie également sur d’autres résultats qui nous sont moins favorables. C’est le cas, notamment, des conditions de sécurité (53e sur 119), des conditions de travail dans le secteur du tourisme (109e), ou encore de la compétitivité des prix (102e). Trois critères pour lesquels l’Espagne est mieux classée que notre pays, sans parler des capacités de transport en commun, des infrastructures touristiques, notamment durables, et même de l’accès aux ressources culturelles où elle nous devance. Ce qui fait dire à Dominique Marcel que si la France veut retrouver sa place de leader mondial, « tout le monde doit investir », les entreprises mais également les pouvoirs publics.
Crédit photo : @Jose Manuel Castillo