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Le bilan touristique de la saison estivale est mitigé. Les vacances, jugées comme essentielles, ont certes été préservées. La fréquentation touristique est en hausse de +1,2 point par rapport à l’été 2024, selon MKG Consulting, mais le RevPar est en recul de 9 %. Nicolas Dayot, président de la FNHPA, indique, de son côté, une fréquentation en hausse de 2,5 % pour l’hôtellerie de plein air. De même, les résidences de tourisme affichent un bilan estival satisfaisant avec une progression de 2,8 points de la fréquentation, selon la FNRT. Les réservations de dernière minute ont fortement dynamisé la saison des résidences de tourisme, générant +7 points d’occupation depuis la mi-juillet, et la semaine du 15 août a atteint près de 90 % d’occupation.
Arbitrages : la restauration en première ligne
Si la demande a bel et bien répondu présente côté fréquentation, l’heure est à la sobriété côté dépenses. Le pouvoir d’achat contraint des Français a, en effet, conduit à des arbitrages des clientèles tant dans le choix du logement que dans les dépenses sur les lieux de vacances. La fréquentation est en hausse mais le panier moyen fléchit. Dans les campings, les emplacements nus sont ainsi plus dynamiques que les locatifs, l’entrée de gamme tire la croissance tandis que le premium fait grise mine. Les tensions sur le pouvoir d’achat ont également des répercussions sur les dépenses plaisir (extras, souvenirs, restaurants…). La restauration fait ainsi les frais de ces arbitrages. L’UMIH et le GHR, les deux principales organisations patronales du secteur de la restauration, avancent des baisses de fréquentation de l’ordre de 15 à 20 % sur juillet par rapport à l’année dernière.
Essor de la « coolcation »
Sous l’influence du réchauffement climatique, entre canicules et incendies, on note une demande croissance pour les vacances à la fraîche (« coolcation »). Au-delà de la recherche de dépaysement, il s’agit d’échapper à la chaleur. Les vacances dans les zones tempérées (Bretagne, Normandie, Hauts-de-France, Alsace, Scandinavie, Royaume-Uni, Irlande…) ont le vent en poupe. À ce titre, une nouvelle donne se dessine également côté destinations phares sur le sol français pour le secteur hôtelier. Le RevPar a progressé de respectivement +12,6 % et +9,2 % pour la Normandie et la Bretagne en juillet 2025 vs juillet 2024, une progression largement supérieure à celle des régions qui ont traditionnellement le vent en poupe à cette période (+4,2 % pour la région PACA, +1,6 % pour l’Occitanie, +0,9 % pour la Nouvelle-Aquitaine).
Crédit photo : Franz Marc Frei