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Logements neufs : anticiper 2050
Logements neufs : anticiper 2050
18/09/2025 - 11:44
Logements neufs : anticiper 2050
Les dernières projections ministérielles montrent une baisse progressive de la demande en logements neufs à partir de 2030. D’ici là, le pays devra accroître sa capacité d’accueil de plus de 200 000 résidences principales par an.

Publié au début de l’été, le rapport du Service de la donnée et des études statistiques (SDES) présente l’évolution estimée des besoins en habitations pour l’Hexagone. Intitulé « Besoins en logements à horizon 2030, 2040 et 2050 », il se veut un « instrument important pour le pilotage des politiques publiques du logement, de l’aménagement du territoire et de la transition écologique ».

Une baisse progressive de la demande

Premier constat : selon le scénario médian, la France (hors Mayotte) aura besoin de 208 000 résidences principales supplémentaires par an entre 2020 et 2030 pour répondre aux projections du nombre de ménages à l’échelle nationale. Une demande qui décroît au fil des décennies pour passer de 139 000 logements par an entre 2030 et 2040, à 55 000 entre 2040 et 2050. L’étude conclut à un bilan cumulatif de 4 millions d’unités sur 2020-2050, dont 1,3 à 1,5 million pour lutter contre le mal-logement. Entre 2020 et 2050, la France aurait ainsi besoin de 0,5 à 0,6 million de logements neufs pour répondre aux besoins en résidences principales, un chiffre pouvant atteindre 0,65 à 0,8 million en cas de densification accrue visant la sobriété foncière, sans tenir compte du potentiel de mobilisation du parc existant.

Du côté des habitations secondaires, les projections suivent la même tendance baissière, avec toutefois un volume moindre. En effet, selon les hypothèses, les attentes varieraient entre +0,4 million et +0,8 million de logements. Ainsi, d’ici 2030, 26 000 résidences secondaires par an seraient requises, d’après le modèle intermédiaire.

Des projections à la réalité

Pourtant, la réalité du terrain est plus nuancée. Au printemps 2025, les autorisations réelles de construction ont marqué une hausse par rapport au mois précédent : 34 500 en avril (+12,5 %), avant de redescendre à 31 200 en mai (8 %). Ce va-et-vient reflète la fragilité de la conjoncture, où les industriels et promoteurs hésitent face à des taux d’intérêt variables, des coûts de matériaux parfois élevés, et une demande volatile. En définitive, les décideurs publics et privés doivent composer avec ces soubresauts, même si la tendance de fond semble se dessiner vers une diminution des besoins sur le long terme.

© Les Echos Publishing 2025
Crédit photo : sl-f
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