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La retraite progressive applicable dès 60 ans à partir du 1er septembre 2025 !
La retraite progressive applicable dès 60 ans à partir du 1er septembre 2025 !
17/09/2025 - 09:02
La retraite progressive applicable dès 60 ans à partir du 1er septembre 2025 !
Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est abaissé à 60 ans pour tous, contre 62 ans auparavant. Cette évolution élargit considérablement l’accès au dispositif et offre à de nombreux salariés et travailleurs non-salariés la possibilité de réduire leur activité tout en percevant une partie de leur pension. C’est un outil précieux pour préparer la transition vers la retraite complète tout en maintenant un revenu régulier et en continuant à acquérir des droits.

Rappel du principe
La retraite progressive permet de cumuler une fraction de pension avec une activité professionnelle réduite, sous réserve de remplir les conditions d’âge et de durée d’assurance. Le montant de la pension est calculé en fonction de la quotité de travail choisie, puis définitivement ajusté lors de la liquidation complète des droits.
Exemple : un salarié qui passe à 70 % de temps de travail perçoit 30 % de ses pensions de retraite (base et complémentaire). Il continue de cotiser sur son temps partiel et de valider des trimestres, ce qui lui permet d’atteindre le taux plein à terme.
Attention ! Il est important de ne pas confondre ce dispositif avec le cumul emploi-retraite, qui permet de reprendre une activité après avoir liquidé la totalité des droits.

Quelles sont les conditions à respecter ?
Pour bénéficier de la retraite progressive, il faut :
  1. Avoir atteint 60 ans (nouveauté depuis septembre 2025) ;
  2. Avoir validé au moins 150 trimestres ;
  3. Réduire son activité pour travailler entre 40 % et 80 % d’un temps plein.
Pour les salariés
Le dispositif peut s’appliquer même en présence de plusieurs contrats de travail. L’accord de l’employeur est obligatoire : il dispose de deux mois pour répondre à la demande, l’absence de réponse valant acceptation. Le refus n’est possible qu’en cas d’incompatibilité de la durée de travail demandée par le salarié avec l'activité économique de l'entreprise.
La preuve du temps partiel est apportée par un avenant au contrat précisant la réduction de l’horaire ou, pour les cadres au forfait-jours, du nombre de jours travaillés (entre 87 et 174 par an).
Réduire son temps de travail entraîne mécaniquement une baisse de la base de cotisations sociales. Il reste toutefois possible, avec l’accord de l’employeur, de cotiser sur la base d’un temps plein afin de préserver le futur montant de pension.
La demande doit être faite auprès des caisses de retraite de base et complémentaire. La retraite progressive prend effet au plus tôt le premier jour du mois suivant la demande si les conditions sont réunies. Il est néanmoins conseillé d’anticiper : un délai de 5 mois est recommandé pour permettre aux caisses de traiter le dossier et verser la pension dans les temps.

Pour les assimilés salariés et travailleurs non-salariés
Pour les mandataires sociaux et indépendants, dont le temps de travail n’est pas mesuré, le recours à la retraite progressive n’est possible qu’en cas d’exercice exclusif d’une seule activité professionnelle.
La réduction d’activité se mesure par la rémunération : celle-ci doit se situer entre 40 % et 80 % de la moyenne des revenus des cinq dernières années. Les revenus professionnels pris en compte s’entendent de la rémunération retenue pour constituer l’assiette de l’impôt sur le revenu.
Chaque année, au 1er juillet, les caisses vérifient les revenus réels sur la base de la déclaration fiscale : le montant de pension est alors ajusté à la hausse ou à la baisse. La première année, à titre provisoire, 50 % de la pension de retraite est versé.
Attention : pour les travailleurs non-salariés, la retraite progressive ne peut prendre effet qu’au 1er janvier suivant la demande, ce qui nécessite d’anticiper encore davantage.

Cas particulier des exploitants agricoles
Pour les exploitants agricoles non-salariés, l’activité doit être exercée à titre exclusif. La réduction de l’activité est constatée par :
  • La cession de 20 % à 60 % des terres ou parts sociales pour les exploitants de surfaces (céréaliers, viticulteurs, éleveurs etc) ;
  • Une baisse de 20 % à 60 % du revenu professionnel pour les non-salariés sans surfaces (paysagistes, entrepreneurs de travaux agricoles).
Si la cession de terres est impossible pour des raisons indépendantes de la volonté de l’exploitant (ex : décès ou retrait du repreneur), la baisse de revenu peut suffire à justifier la diminution d’activité.

La fin de la retraite progressive
La retraite progressive ne s’arrête pas automatiquement. Lorsque l’assuré atteint l’âge légal (62 à 64 ans selon l’année de naissance) et le taux plein (168 à 172 trimestres), il doit faire une demande de liquidation complète pour passer à la retraite définitive. Les caisses vérifieront la cessation d’activité et recalculeront les droits pour verser les pensions définitives.
Il est toutefois possible de poursuivre la retraite progressive au-delà de l’âge légal si l’assuré le souhaite, afin de continuer à acquérir des droits supplémentaires.
L’ouverture de la retraite progressive dès 60 ans représente une avancée majeure pour les actifs qui veulent aménager leur fin de carrière. Ce dispositif offre une solution souple pour réduire progressivement l’activité tout en sécurisant les revenus et en continuant à améliorer le montant futur de pension. Préparer la demande en amont et analyser sa situation avec les caisses ou un professionnel permet d’en tirer pleinement parti et d’éviter les mauvaises surprises.
© adobestock
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