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Malgré le comportement erratique de l’administration américaine en matière de droits de douane, l’économie mondiale parvient à se maintenir dans le vert. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, le commerce mondial pourrait ainsi progresser de 1,9 % en 2025, « une croissance amputée d’environ un point par l’instauration des barrières douanières », précisent tout de même les auteurs de l’étude.
Un même niveau de croissance annuel (+1,9 %) devrait être enregistré aux États-Unis, soit près d’un point de moins qu’en 2024. Un repli, essentiellement observé sur la fin de l’année, que l’Insee explique par le ralentissement de l’emploi causé par la mise en place d’une politique migratoire restrictive et le regain d’inflation provoqué par l’instauration des barrières tarifaires.
Une reprise timide de la zone euro
D’ici la fin de l’année, le PIB de la zone euro devrait progresser de 1,4 % (contre +0,8 % en 2024). Un taux qui ne doit pas masquer les divergences « entre économies européennes, avec une Allemagne encore à la traîne, tandis que l’Espagne et, dans une moindre mesure, l’Italie bénéficient d’une conjoncture plus favorable ».
De son côté, la France devrait se contenter de +0,8 %. C’est mieux que les 0,6 % attendus par l’Insee lors de sa note de conjoncture de juin dernier. Une progression de 0,2 point qui trouve son origine dans un regain d’activité dans le tourisme, l’aéronautique et dans l’immobilier, mais qui ne doit pas faire oublier la faible dynamique à l’œuvre. L’Insee rappelle, en effet, que la consommation, moteur traditionnel de l’économie française, devrait rester plus faible dans les mois à venir que celle des autres pays européens et ce, malgré une inflation très faible. Côté investissement, il « redémarre un peu moins vite qu’ailleurs, les industriels perdent un peu plus de parts de marché, et le climat des affaires se maintient en deçà de sa moyenne de long terme depuis l’été 2024 sans signe d’amélioration », insistent les auteurs de l’étude.
Crédit photo : tupungato