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Il y a quelques jours, la fondation de recherche Analgesia et l’Observatoire Français de la Douleur Antalgique partageaient les résultats de leur évaluation des algies endurées quotidiennement par la population française. Le constat est alarmant : 42 % des habitants de l’Hexagone, soit 23 millions de personnes déclarent ressentir une douleur d’intensité variable, depuis au moins 3 mois. Une situation qui se dégrade au fil des ans, puisque les derniers chiffres établis en 2008 dans l’étude Stopnep, évaluaient alors ce taux à 30 %. Parmi ces patients, la moitié souffrent d’une douleur persistante, qui se manifeste depuis plus de 3 ans. «
Une qualité de vie impactée
Au-delà de la sensation douloureuse, l’enquête met en évidence un impact majeur sur la qualité de vie des Français. Plus de la moitié ont des problèmes de sommeil, de mémoire, ou de mobilité. La majorité d’entre eux ressentent de la fatigue, présentent de l’anxiété, voire souffrent de dépression. Un handicap qui peut aller jusqu’à entraîner des répercussions sur la vie sociale et professionnelle. 36 % des personnes concernées, présentent un score d’impact de modéré à sévère, traduisant un handicap fonctionnel important au quotidien. «
Vers de nouvelles approches thérapeutiques
Devant la hausse préoccupante des douleurs chroniques en France, explorer de nouvelles approches thérapeutiques tout en restant vigilant face aux risques de dépendance, semble prometteur. L’année 2026 apportera des éclaircissements importants, notamment concernant l’autorisation du cannabis thérapeutique, dans l’objectif de soulager efficacement les patients sans compromettre leur santé. Nicolas Authier plaide, par ailleurs, pour faciliter les échanges entre médecins traitants et spécialistes de la douleur. «
Crédit photo : Olga Pankova