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En officialisant de nouvelles règles de navigation le 14 octobre dernier, la préfecture d’Île-de-France ouvre la voie à une utilisation plus intensive et efficiente de la Seine et de la Marne. L’objectif est clair : fluidifier le trafic et maximiser le potentiel de ces axes navigables qui ont vu transiter 17 millions de tonnes de marchandises en 2024 et accueilli près de 9 millions de passagers.
Massifier les flux de marchandises
La démarche s’inscrit dans une volonté de tirer parti de la « modernisation de la flotte, dotée d’équipements plus performants », comme l’explique la préfecture. Cette évolution technologique est perçue comme un levier pour « le développement du trafic dans Paris, notamment en matière de logistique urbaine et de massification des flux de marchandises ». Une stratégie qui s’accompagne d’un renforcement des standards de sécurité. Concrètement, de nouvelles obligations s’imposent : tous les bateaux, y compris les navires de plaisance et de passagers de moins de 20 mètres affichant une puissance motrice supérieure à 4,5 kW ou transportant jusqu’à 12 personnes, devront être équipés de radiotéléphonie. À l’inverse, les embarcations de moins de 4,5 kW, y compris celles sans permis, sont désormais bannies des eaux parisiennes.
Des règles adaptées aux enjeux de trafic et de gabarit
Pour garantir une meilleure fluidité du trafic, des mesures spécifiques ont été introduites. Les demi-tours en aval de l’île aux Cygnes, ainsi que ceux réalisés en période de crue, sont désormais strictement encadrés. De même, la coupe du chenal navigable pour desservir des escales de passagers est proscrite. Le bras Marie, en face de l’Ile Saint-Louis, voit ses conditions de navigation élargies de 23 heures à 12 heures. Et les traversées de Paris sont assouplies en période de crue. L’un des changements les plus significatifs concerne l’autorisation de navigation accordée aux bateaux de marchandises de 135 mètres, contre 125 mètres auparavant. Cette avancée reste néanmoins soumise à l’absence de crue et à la présence d’un propulseur d’étrave.
Crédit photo : T.W. van Ur