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Certes il n’y a pas de quoi pavoiser mais, pour une fois, la France n’affiche plus le ration impôts/PIB le plus élevé du continent européen. Ainsi, selon les dernières données publiées par Eurostat, la somme des impôts et des contributions sociales nettes en pourcentage du produit intérieur brut s’élevait, en 2024, à 45,3 % en France, soit 0,5 point de moins que le ratio du Danemark (45,8 %). La Belgique, avec 45,1 %, occupe la troisième place du podium.
Une baisse depuis 3 ans
Entre 2021 et 2024, le ratio impôts/PIB de la France est passé de 48,2 % à 45,8 %. Une baisse qui nous amène au niveau que connaissait notre pays en 2011, sachant que le ratio le plus faible enregistré sur ces 30 dernières années n’a jamais été inférieur à 44,1 % (1995). À titre de comparaison, le ratio allemand oscille entre 39 et 41 % (40,9 % en 2024) sur ces trois décennies, celui de l’Italie entre 39 et 42 % (42,6 % en 2024) et le ratio moyen des 27 pays de l’UE autour de 40 % (40,4 % en 2024).
Sachant que le niveau de prélèvement obligatoire a augmenté cette année et qu’il pourrait encore s’accroître en 2026, en raison des difficultés à faire adopter un budget « raisonnable », il y a de fortes chances que la France redevienne le pays d’Europe où le ratio impôts/PIB est le plus élevé en Europe dès 2025.
À l’autre extrémité de l’échelle, l’Irlande, la Roumanie et Malte avec, respectivement 22,4 %, 28,8 % et 29,3 % occupent les dernières places du classement 2024.
Crédit photo : Richard Villalonundefined undefined