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La crise immobilière aura eu raison de Mayers. Spécialisée dans la construction modulaire en bois, l’entreprise va cesser son activité. Sa liquidation judiciaire a été prononcée le 12 novembre par le tribunal de commerce de Nantes. Propriété du promoteur nantais Réalités, elle n’a pas résisté à l’effondrement de la demande.
Le groupe nourrissait pourtant de fortes ambitions pour sa filiale. Il y a 2 ans seulement, Mayers inaugurait sa grande usine rennaise sur le site de La Janais, dans d’anciens bâtiments industriels de Stellantis, autrefois dédiés aux prototypes Peugeot et Citroën. Sur 11 000 m², jusqu’à 150 salariés fabriquaient des modules en bois déjà équipés en réseaux et destinés à être assemblés sur chantier. Une construction hors-site pensée pour gagner du temps, limiter les coûts et réduire l’empreinte carbone.
La société s’était rapidement illustrée par des projets d’ampleur. Parmi eux, le programme Constellation, une résidence de 520 logements étudiants sur le campus de Rennes School of Business. Réalisée à partir de 481 modules 3D, cette opération, que Mayers présentait comme « le plus grand projet de construction hors site en France », vient tout juste d’être achevée.
Mais faute de débouchés suffisants et en manque de liquidités, l’entreprise n’a pas réussi à attirer de repreneur. Son actionnaire, le groupe Réalités, lui-même placé en redressement judiciaire depuis février 2025, n’était plus en mesure de la soutenir. La liquidation met un terme à l’activité du constructeur et conduit à la suppression d’une soixantaine d’emplois.
Crédit photo : Svetlana Repnitskaya