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La deuxième édition de l’enquête menée par CSA research pour la fintech Lyf sur « Les Français et les pourboires » confirme l’ancrage du pourboire dans les habitudes. En effet, si 77 % des Français déclaraient donner des pourboires en 2021, ce chiffre a grimpé à 83 % pour cette deuxième édition. Les restaurants (48 %) et les cafés/bars (21 %) restent les lieux privilégiés pour laisser un pourboire. Le montant moyen du pourboire s’élève désormais à 3,10 €, soit une augmentation de 30 centimes en 4 ans. Si la majorité (59 %) se limite à 1 ou 2 €, la part des pourboires de 6 à 10 € progresse de 5 points pour atteindre 10 %. Des disparités persistent selon les catégories socioprofessionnelles, avec un montant moyen de 3,40 € pour les CSP+ (contre 2,70 € en 2021) et de 2,80 € pour les CSP- (contre 3 € en 2021).
Les freins aux pourboires
Le pouvoir d’achat contraint et la digitalisation croissante des paiements freinent le don de pourboires. 46 % des Français (contre 49 % en 2021) déclarent, en effet, ne jamais ou rarement laisser de pourboire. Les raisons principales sont le service déjà inclus dans le prix (60 %), la vigilance budgétaire (43 %, +6 points par rapport à 2021), le manque de monnaie (40 %, +5 points par rapport à 2021). Pour l’avenir, 83 % des sondés n’envisagent pas de modifier leurs habitudes, tandis que 16 % prévoient de réduire leurs pourboires. La numérisation du pourboire gagne du terrain : 26 % des Français déclarent désormais utiliser des solutions numériques, une pratique particulièrement répandue chez les 18-24 ans.
Défiscalisation des pourboires : les Français sont pour
Malgré une connaissance limitée (moins d’1 Français sur 2 informé), la mesure d’exonération fiscale et sociale des pourboires, mise en place en 2022 pour valoriser les métiers du service, bénéficie d’un large consensus. Une fois informés, 78 % des sondés y sont favorables, et 71 % souhaitent sa prolongation. Ce soutien reflète une volonté collective de reconnaître le pourboire comme un complément légitime de rémunération.
Crédit photo : Petra Beerhalter