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La Fédération des Acteurs du Commerce dans les Territoires (Fact), SAD Marketing et l’institut Codata ont présenté une étude sur l’évolution de la vacance commerciale en France et les nouvelles ne sont pas bonnes. En effet, au niveau national, le taux de locaux commerciaux inoccupés est en hausse, s’élevant en moyenne à 11 % en 2024, contre 9,5 % en 2019 et 6,8 % en 2014. Cette forte progression ne concerne néanmoins pas tous les types de villes, une forte disparité étant à noter selon leur taille. Ce sont les agglomérations de 50 à 100 000 habitants qui s’en sortent le mieux avec une stabilisation de leur vacance commerciale entre 2019 et 2024, alors que les petites villes affichent les plus forts taux de locaux inoccupés et n’arrivent pas à inverser la tendance : 13,8 % de vacance pour les villes de 25 à 50 000 habitants en 2024, en hausse de 1,6 point sur 5 ans, et 13,2 % pour celles de moins de 25 000 habitants, en progression de 1,3 point. Dans les grandes agglomérations de plus de 100 000 habitants, la vacance est la plus basse mais s’est accélérée, passant de 6,6 % en 2019 à 8,7 % en 2024.
Bien que 63 % des villes étudiées aient enregistré une augmentation de leur vacance commerciale sur 5 ans, les auteurs de l’étude mettent en lumière des évolutions plus favorables pour un nombre croissant de collectivités. En effet, 37 % des villes françaises sont parvenues à réduire leur taux de vacance entre 2019 et 2024, un progrès notable comparé aux 12 % observés entre 2014 et 2019. Les villes de 50 à 100 000 habitants se distinguent, 48 % d’entre elles ayant réussi à diminuer le taux de locaux inoccupés sur la période. « La hausse du nombre de villes qui sont parvenues à réduire le taux de vacance commerciale sur la période 2019-2024 semble attester des effets positifs de la mobilisation de très nombreuses collectivités autour des enjeux d’attractivité des centres-villes », précisent les auteurs de l’étude, faisant référence aux effets positifs du plan « Action Cœur de Ville ». Pour rappel, il s’agit d’un grand plan d’investissement public lancé en 2018 à destination de 245 villes intermédiaires. Il vise à développer l’activité et l’attractivité de leurs centres-villes, confrontés à une dégradation des conditions de vie en raison de la disparition de commerces et d’équipements.