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Un nouvel accord des Nations Unies, issu de 3 ans de négociations de la CNUDCI (Commission des Nations Unies pour le droit commercial international), veut introduire un document unique électronique pour les transports par train, camion et avion, rendant ainsi le mouvement de marchandises plus rapide, moins cher et plus flexible. La convention établit des règles juridiques claires sur la propriété des cargaisons, réduisant les risques pour les banques et les transporteurs. Une sécurité juridique qui facilitera le financement des transactions et évitera les litiges. Il sera, par ailleurs, possible de modifier les modalités logistiques des marchandises en cours d’acheminement. Cette agilité, qui existait déjà pour le transport maritime, est essentielle face aux perturbations croissantes du commerce mondial (fluctuations de prix, événements climatiques, crises…).
Cette innovation permettrait à terme de vendre, réacheminer ou utiliser des cargaisons comme garantie financière pendant leur transit, une capacité jusqu’alors limitée au fret maritime. Anna Joubin-Bret, secrétaire de la CNUDCI, salue la création d’un « document de transport unique, multifonctions, entièrement électronique et négociable » comme une « véritable révolution ».
La cérémonie de signature est prévue mi-2026 à Accra, au Ghana. L’accord entrera en vigueur après ratification par 10 pays. La Chine, qui avait d’ailleurs lancé les travaux sur le sujet en 2019, et de nombreux pays africains et d’Asie centrale ont déjà montré leur intérêt pour ce document unique.
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