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La Commission européenne a présenté le « paquet automobile » destiné à soutenir les efforts déployés par le secteur dans le cadre de la transition vers une mobilité propre. Elle propose un cadre d’actions offrant davantage de flexibilité aux industriels, en particulier la révision des normes existantes en matière d’émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes. À partir de 2035, les constructeurs automobiles devront respecter un objectif de réduction des émissions à l’échappement de 90 %, tandis que les 10 % d’émissions restants devront être compensés par l’utilisation d’acier à faible teneur en carbone fabriqué dans l’Union européenne et de carburants synthétiques ou de biocarburants.
D’autres mesures phares ont également été annoncées, dont :
- la mise en place de nouveaux seuils de renouvellement des véhicules à zéro et faibles émissions des grandes entreprises afin de favoriser le verdissement des flottes d’entreprises ;
- une enveloppe de 1,8 Md€ pour développer une chaîne de valeur des batteries entièrement fabriquées dans l’Union européenne (« Battery Booster ») ;
- un « omnibus automobile » pour alléger les charges administratives et réduire les coûts des constructeurs d’une part, et introduire une nouvelle catégorie de « petites voitures abordables » (d’une longueur maximale de 4,2 mètres) d’autre part ;
- la révision des règles d’étiquetage des voitures afin que les consommateurs disposent d’informations complètes sur les émissions de CO2 des voitures, leur permettant de faire des choix plus éclairés lors de leur achat.
Un soulagement pour la filière automobile
Bruxelles cède ainsi aux pressions des industriels européens, qui voient en ces mesures une nécessité, alors que le marché automobile est en berne, que la concurrence chinoise est de plus en plus féroce, et que la profession fait face à des mutations technologique et économique profondes.
Le lobbying automobile avait déjà poussé, en début d’année, la Commission européenne à proposer un mécanisme de flexibilité permettant aux constructeurs en retard sur leurs objectifs de réduction des émissions de CO2 d’échapper à des pénalités en 2025. Ces émissions sont désormais calculées sur une période de 3 ans, de 2025 à 2027, au lieu d’une seule année, donnant ainsi un délai supplémentaire aux retardataires pour se conformer à la réglementation. Et ce, tout en préservant les avantages des constructeurs déjà en conformité, qui bénéficient d’un crédit d’émissions de CO2.
Crédit photo : Adoff 01 / 500px