La France est passée de 508 000 bistrots en 1900 à moins de 40 000 actuellement. Et 22 000 communes ne disposent plus d’aucun commerce. Dans ce contexte, l’Association des Bistrots et Cafés de France et le PMU ont officialisé le 9 décembre un partenariat. « Les bistrots PMU sont bien plus que des lieux de paris. Ils sont des catalyseurs de sociabilité, structurant la vie des campagnes et des quartiers », souligne Christophe Curt, directeur général de PMU dans un communiqué. À ce titre, le communiqué s’appuie sur les résultats d’une enquête Ipsos : 91 % des Français jugent urgent de recréer du lien social, et 75 % estiment que les cafés et restaurants sont les lieux les plus propices à la convivialité. Le partenariat conclu vise plusieurs objectifs : l’inscription des « pratiques sociales et culturelles dans les bistrots et cafés de France » au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, la création d’une journée nationale des bistrots et cafés et l’établissement d’un bloc de compétences inscrit au répertoire spécifique « créer, reprendre et gérer un bistrot, un café en France » pour être délivré dans les formations hôtelières. Ce partenariat consolide également l’engagement de PMU dans son programme « Retrouvons-nous » dédié à la création et à la reprise de lieux de proximité favorisant le lien social. « Les bistrots PMU sont souvent le dernier commerce ouvert dans certains villages, offrant bien plus que des services de paris - ils sont des centres multiservices essentiels pour leurs communautés », ajoute Christophe Curt. Ayant déjà intégré le patrimoine culturel immatériel national, cette candidature doit maintenant passer un cap décisif. En mars prochain, le ministère de la Culture et le président de la République retiendront, en effet, un dossier unique pour la représentation française à l’Unesco en 2027.