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« Notre priorité est désormais l’expansion mondiale ». Waymo affiche ses ambitions suite à une levée de fonds de 16 Md$. Provenant de sa maison-mère Alphabet et d’une grande diversité d’investisseurs, dont Dragoneer Investment Group, DST Global, Sequoia Capital, Andreessen Horowitz, Mubadala Capital (fonds souverain d’Abou Dhabi), Temasek (fonds souverain de Singapour), Bessemer Venture Partners ou encore T. Rowe Price, ce financement substantiel porte sa valorisation à 126 Md$.
Waymo est déjà présente dans 6 métropoles américaines (San Francisco, Los Angeles, Austin, Phoenix, Atlanta et Miami), où ses robots-taxis ont réalisé jusqu’à présent 20 millions de courses, dont 15 millions en 2025. La société vise désormais une vingtaine de nouvelles implantations d’ici la fin de l’année, notamment à Tokyo et Londres.
Enjeux concurrentiels et défis sécuritaires
Le développement international de Waymo s’inscrit dans un contexte de concurrence technologique intense. La société doit notamment faire face à son homologue chinois Baidu, qui prévoit de lancer ses robots-taxis Apollo Go à Londres dès 2026, après avoir obtenu des licences d’essais aux Émirats arabes unis en 2025. Quant aux groupes Tesla et Amazon, encore en phase expérimentale, ils promettent des investissements massifs pour rattraper leur retard.
Les préoccupations sécuritaires sont également au cœur des débats. Les dirigeants de Waymo, Tekedra Mawakana et Dmitri Dolgov, soulignent que l’expansion de la société doit se faire sans renoncer aux standards de sécurité qui constituent l’un des piliers de la marque. Ils affirment notamment avoir réduit de 90 % le nombre d’accidents graves sur plus de 204 millions de kilomètres parcourus. Néanmoins, Waymo a été confrontée à des incidents récents, notamment une collision avec un enfant à Los Angeles et une immobilisation de sa flotte dans les rues de San Francisco lors d’une coupure d’électricité. Ces événements soulignent les défis persistants liés à la fiabilité des systèmes autonomes et la nécessité de renforcer la confiance du public et des régulateurs face à l’intégration de cette technologie dans le quotidien.
Crédit photo : Michael Vi