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Selon l’Insee, seulement 4 % des salariés du privé pratiquaient de façon régulière le télétravail en 2019. Un chiffre qui grimpait à 14 % chez les cadres. Mais l’arrivée de la crise sanitaire a profondément changé la donne en obligeant tous les salariés qui le pouvaient à travailler de chez eux lors des périodes de confinement. L’institut note ainsi que près de 30 % des salariés du privé ont télétravaillé au cours de la dernière semaine de mars 2020, au plus fort de la crise. Un niveau de télétravail qui s’est répété lors des confinements de novembre 2020 et d’avril 2021.
Une généralisation
3 ans après la fin de la crise, la pratique a commencé à se généraliser. Au premier semestre 2024, période de réalisation de l’enquête, 22 % des salariés du privé télétravaillaient régulièrement. Près de 70 % des salariés qui occupaient un poste compatible avec le télétravail y recouraient. Mais, précise l’Insee, « l’organisation du travail est essentiellement hybride, avec une combinaison de présence physique et d’en moyenne 1,9 jour hebdomadaire de travail à distance ». Une généralisation des pratiques qui s’est invitée dans les accords d’entreprise. L’étude précise ainsi qu’en « 2022, 4 % des accords d’entreprise signés abordaient la thématique du télétravail, contre moins de 1 % en 2017 ». Quant au nombre de jours télétravaillables chaque semaine prévu par ces accords, il a également évolué sur cette même période : seuls 38,8 % des accords signés en 2017 prévoyaient 2 jours de télétravail par semaine, contre 43,2 % en 2020 et 54,9 % en 2022.
Les cadres et les professions intellectuelles
Sans surprise, le taux de recours au télétravail est particulièrement élevé dans les métiers intellectuels et à forte autonomie. On note ainsi que les ingénieurs et les cadres techniques sont ceux qui y recourent le plus (69 %) devant les cadres administratifs et commerciaux (66 %) et les professionnels de l’information, de l’art et du spectacle (43 %).
Crédit photo : Anchiy