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Les nouvelles sont plus rassurantes que prévu. Après 2 années de crise dans la construction de logements, Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), entrevoit « enfin une éclaircie » pour le secteur. À l’occasion du Salon international des professionnels de l’immobilier (Mipim), la Fédération a présenté ses nouvelles prévisions d’activité pour 2025, moins catastrophiques que celles annoncées en décembre 2024. Désormais, elle anticipe un recul de 2,6 % du volume de production, soit 3 points de mieux que son estimation initiale. Un chiffre à comparer avec une baisse de 5,5 % enregistrée en 2024, contre 6,6 % estimée initialement, après révision des données ministérielles.
Redressement dans le logement
Dans le logement neuf, la FFB table désormais sur un repli de 5,4 % de l’activité en 2025, bien moins sévère que la chute de 14,2 % prévue en première estimation. En 2024, le secteur avait déjà connu une baisse de 19,1 %, un résultat revu à la hausse de 2,8 points par rapport au premier bilan annoncé en décembre.
Les constructeurs de maisons individuelles constatent d’ailleurs un net regain d’activité ces derniers mois, avec des ventes en hausse de près de 30 % entre novembre 2024 et janvier 2025. Cette dynamique semble également s’amorcer chez les promoteurs, avec une progression de 6,6 % des ventes au détail au 4e trimestre 2024 par rapport à la même période en 2023.
L’horizon s’éclaircit aussi pour le secteur non résidentiel neuf, qui regroupe bureaux, locaux industriels et agricoles. La FFB prévoit désormais un repli de 8,4 % de l’activité, bien moins marqué que la baisse de 15 % annoncée précédemment. Pour 2024, la contraction a été réévaluée à 4,1 %, contre 7,4 % estimée en fin d’année dernière.
Des incertitudes sur la rénovation
Cette amélioration des perspectives s’explique par le vote du budget 2025, qui intègre plusieurs mesures attendues de longue date par les professionnels du secteur. Parmi elles : le retour du prêt à taux zéro (PTZ) pour tous les types de logements neufs et sur tout le territoire jusqu’à fin 2027, l’exonération des droits de donation et de succession jusqu’à 300 000 € par bénéficiaire pour financer l’achat, la rénovation ou la construction d’un logement, ou encore la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui réattribue 200 M€ aux bailleurs sociaux pour investir.
Côté amélioration-entretien, la Fédération salue le maintien du budget MaPrimeRénov’, avec 2,3 Md€ d’engagement possible, un montant en ligne avec les consommations effectives de 2024. En revanche, elle reste pessimiste quant à l’évolution de l’activité et revoit ses prévisions à la baisse, les ramenant à 0,6 % contre 0,9 % initialement, en raison d’un 4e trimestre 2024 « plus mauvais qu’escompté ».
Crédit photo : dardespot