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Le phénomène prend une ampleur inédite dans le secteur du BTP. D’après le dernier baromètre de Coyote Business Services, réalisé à partir de ses données de récupération après vol et d’une enquête menée par YouGov auprès de 401 professionnels du secteur en France métropolitaine, les vols d’engins de chantier ont doublé entre 2024 et 2025.
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Une facture qui s’alourdit
Pour les entreprises, la facture ne cesse de grimper. Le coût moyen du dernier vol subi atteint désormais 45 000 €, contre 31 000 € en 2024. Mais la perte financière n’est souvent qu’une partie du problème. Lorsqu’un engin ou un véhicule disparaît, c’est parfois tout un chantier qui se retrouve à l’arrêt. Les retards s’accumulent, les pénalités contractuelles tombent et les équipes doivent revoir leur organisation dans l’urgence. Des conséquences qui inquiètent les professionnels. 1 dirigeant sur 3 cite désormais le risque de faillite comme la principale répercussion d’un vol majeur.
Les utilitaires de plus en plus visés
Les engins de chantier restent les biens les plus convoités et concentrent 64 % des vols recensés. Mais les malfaiteurs s’intéressent de plus en plus aux véhicules utilitaires, qui représentent désormais 29 % des véhicules professionnels dérobés, contre 7 % pour les poids lourds.
Si les entreprises peinent encore à se prémunir totalement contre les vols, la géolocalisation permet d’améliorer les chances de récupération du matériel disparu. Coyote affirme ainsi retrouver 78 % des véhicules professionnels équipés de ses traceurs, contre 91 % pour les véhicules du grand public. Un enjeu loin d’être anodin dans un secteur où l’immobilisation d’un seul engin peut suffire à retarder l’ensemble d’un chantier.
Crédit photo : n3d-artphoto.com